Bio

Un littéraire qui fait de l’informatique

Je suis venu tard à l’informatique. Au départ, les sciences humaines avaient ma préférence - je pourrais dire qu’elles l’ont toujours -, c’est pourquoi j’ai passé un DEUG de philosophie.

Divers évènements m’ont contraint à chercher un moyen de gagner ma vie plus rapidement que prévu. J’ai donc passé un an à l’AFPA pour préparer, et obtenir, un diplôme de développeur analyste en informatique de gestion. Cette expérience m’a donné de bonnes bases en analyse de besoin et en conception. La formation inclut une préparation à la réalité du terrain ; les stagiaires doivent être capables de justifier de l’utilité de leur travail, ce qui interdit, en principe, toute démarche informatique ‘pour le plaisir du technicien’.

Le matériel

J’ai ensuite travaillé pendant deux ans chez un assembleur, c’est à dire un vendeur de machines sur mesure. J’y ai acquis la connaissance du matériel, mais aussi et surtout le goût du contact avec les gens et le plaisir de communiquer mes connaissances. J’ai depuis la certitude que toute personne raisonnablement attentive peut comprendre l’informatique pour peu qu’on la lui explique clairement. Je n’ai rencontré personne qui m’ai détrompé jusqu’à maintenant.

Premiers contacts

Certains désaccords avec mes employeurs sur le sens du travail d’assembleur, et l’occasion qui s’est présentée, m’ont conduit à participer à une première expérience de création d’entreprise. Même si elle n’a pas porté ses fruits, j’en ai retiré beaucoup d’enseignements utiles pour mon projet actuel.

L’industrie

J’ai ensuite été embauché dans une entreprise d’automatismes industriels. J’ai travaillé pendant trois ans à la création d’un logiciel de gestion de la connaissance. Le temps passant, j’en suis venu à m’occuper d’à peu près tous les aspects du projet : étude des besoins, chiffrage, analyse, modélisation, conception, développement, installation, évolution, maintenance et formation des utilisateurs. Ca a été une expérience très complète, dont le moindre intérêt n’a pas été de me permettre d’aller au Japon en mission quatre fois. Je compte bien y retourner faire du tourisme dès que j’en aurai la possibilité mais ceci est une autre histoire.

Une fois le projet avec le Japon terminé, je n’ai jamais retrouvé de fonction aussi intéressante et épanouissante au sein de cette entreprise. Il a donc fallu trouver autre chose.

Le support

Après une période assez difficile au niveau personnel, j’ai retrouvé un travail dans un service de support sur un énorme site industriel. Cette expérience, faute d’autres mérites, a eu celui de me rappeler que je trouve très agréable d’aider les autres à résoudre leurs problèmes d’informatique. Mais l’organisation du travail changeant sans cesse et m’empêchant d’exercer dans des conditions qui me satisfassent au niveau humain, j’y ai mis un terme au bout d’un an.

Numerizen

Je me suis donc retrouvé au chomage au début de l’été 2007. Envisager de rechercher de nouveau un emploi classique était hors de question, et l’idée, depuis longtemps présente, de monter ma propre entreprise s’est affermie, jusqu’à me mener au point où j’en suis maintenant. J’ai maintenant la possibilité d’exercer mon métier dans des conditions que je fixe moi-même, en accord avec mes clients et, à mon avis, à leur plus grand bénéfice.

Mais c’est bien sûr à eux, c’est à dire à vous, d’en juger.